Voici le trente troisième bulletin e-mail du
Programme d'Expertise des Déchets Urbains, un programme de recherche et d'exécution de projets pilotes de huit ans (1995-2003)
sur la gestion des déchets urbains dans le
Vous êtes autorisé(e) à publier
ce bulletin. Tous les précédents numéros et les versions françaises du bulletin sont disponibles sur le site web : www.waste.nl.
Vos commentaires, questions et suggestions sur d'autres organisations
intéressées par ce bulletin seraient les bienvenus aux adresses
suivantes :
| WASTE, attn. Verele de Vreede
Nieuwehaven 201 2801 CW Gouda/the Netherlands E-mail (general) : office@waste.nl E-mail (private) : vdevreede@waste.nl Site web : www.waste.nl Tél. : +31-182 522 625 Fax : +31-182 550 313 |
CEK/UWEP/Mali
Cité UNICEF/Niamakoro B.P. 9014 BAMAKO (Mali) Tél. : +223-220 94 12 Fax : +223-220 94 13 E-mail : cek@afribone.net.ml Site web : www.cek.com.ml |
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Notre partenaire Mythri, connu aussi sous le nom de
WASTE WISE exécute actuellement des Projets Pilotes dans le cadre de UWEP-
PLUS. Parmi les projets couronnés de succès pendant la phase UWEP 1 on peut
citer un projet intéressant sur la gestion des déchets bio-médicaux. Un
groupe de médecins de l'Institut Médical de M. S. Ramaiah était inquiété
par le manque d'organisation dans la collecte des déchets bio- médicaux. Bien
qu'ils aient essayé de séparer leur déchets depuis
l'hôpital, ces déchets étaient encore mélangés aux ordures
ordinaires lors de la collecte par la municipalité et transférés dans une décharge
à ciel ouvert: une situation dangereuse !
Avec plusieurs autres organisations intervenant dans
les soins médicaux, ils ont constitué une plate-forme : Health
Care Waste Management Cell (HCWMcell) c'est à dire Cellule de Gestion des Déchets
Bio-médicaux . L'objectif de cette plate- forme est d'informer et de former les
acteurs sur les déchets bio-médicaux et leurs dangers et les informer sur les
lois applicables à la gestion des déchets bio-médicaux.
Pour y parvenir on a procédé à un inventaire des
déchets bio-médicaux produits dans les centres médicaux et les hôpitaux. Des
documents furent écrits et plusieurs projets tels que la collecte des objets
pointus et tranchants furent montés. Le contact établi avec la municipalité
était aussi très important. La cellule a négocié la collecte séparée des déchets,
leur transfert et leur entreposage comme étant une nécessité pour la collecte
sécurisée des déchets bio-médicaux.
Après une période d'essai au cours de laquelle il
y'a eu quelques (discussions) échanges, formation de lobbying et calculs, un dépôt
de déchets bio- médicaux fut réalisé, le transport des déchets bio- médicaux
organisé, un manuel de formation sur la gestion des déchets bio- médicaux écrit.
Ce manuel est de plus en plus utilisé par les hôpitaux locaux. L'implication
de la municipalité a porté ses fruits: par exemple les collecteurs des déchets
font maintenant des arrangements pour assurer le transport séparé des déchets.
L'implication de la municipalité est portée
actuellement sur un système de transport séparé des déchets. Dans son
ensemble le projet est couronné de succès et la municipalité souhaite
appliquer cette méthode de gestion des déchets médicaux à l'ensemble de la
ville de Bangalore. La CGDS (Cellule de Gestion des Déchets des centres de Santé)
a mis ses expériences sur le site
Internet suivant : www.uwep.net/hcwmcell.
Le projet APUGEGU qui vient de prendre fin à Bamako
(Mali) et Ouagadougou (Burkina Faso) a travaillé pendant 3 ans sur l'analyse du
potentiel de développement de l'agriculture périurbaine par rapport à
l'utilisation des déchets urbains.
Plusieurs partenaires africains et européens étaient
impliqués dans ce projet : dans le cas du Mali il s'agit du consortium Sigida
Sabati (au sein duquel on trouve le CEK,
et ses partenaires locaux) appuyé par WASTE et l'IER (Institut d'Economie
Rurale) appuyé par LEI-DLO.
Le premier groupe était chargé de l'étude sur la
gestion des déchets urbains alors que le second était chargé de l'étude sur
l'agriculture urbaine et périurbaine.
Les partenaires européens (WASTE et LEI-DLO) ont présenté
des revues de littératures internationales dans leur domaine respectif alors
que les partenaires africains ont présenté des revues de littératures sur le
plan national.
Les sites d'essai repartis en deux zones (intra
urbaine et péri urbaine) ont été identifiés avec la participation des maraîchers
sur des critères proposés par ALTERA.
41 exploitants maraîchers ont été suivis pendant
1 an sur 7 sites. Les informations obtenues lors de ce suivi et le résultat de
l'atelier sur le compostage tenu à Kabalabougou avec la participation active
des exploitants agricoles et des exploitants des déchets urbains ont permis
d'identifier les matériaux à utiliser dans le compostage dans chaque site.
La formule de compostage a été finalisée au cours
d'une séance de travail qui a regroupé les acteurs locaux et WASTE. Le choix
de la technique de compostage (en fosse ou en andin) était fait par les
exploitants eux-mêmes selon le contexte de leur milieu.
Chaque site a donc produit son compost qu'il a
appliqué expérimentalement sous certaines spéculations (petit pois, carotte,
chou). Les échantillons de compost et de récoltes ont été analysés par les
laboratoires de Sotuba (Mali) et de RIKILT (Pays-Bas) et CEBAS (Espagne).
Ces résultats d'analyses montrent que le compostage
est un procédé qui permet d'améliorer la qualité des déchets urbains pour
amender les sols maraîchers. Ce constat a permis de monter des projets de
compostage en tant qu' activité économique au niveau de certains dépôts de
transit à Bamako.
Le scénario de gestion des déchets municipaux développé
par APUGEDU contribuera à améliorer le Schéma Directeur de Gestion des Déchets
Urbains à Bamako dans le contexte de la décentralisation.
Le mercredi 06 juin 2002, Waste a participé à la
journée porte ouverte sur les déchets organisée par Milieudienst Midden
Holland (Département chargé des Relations Régionales Inter Municipales sur
l'Environnement). Cet événement comportait une activité (un sport)
typiquement Néerlandais: le cycling (compétition entre cyclistes et avait pour
toile de fond la sensibilisation sur l'environnement au sein des élèves de
l'enseignement secondaire, sur des thèmes relatifs aux déchets et à
l'environnement en général. Au total 1100 élèves de la première année du
secondaire à Gouda et plus de 50 compagnies, organisations et institutions à
Gouda et des localités voisines ont participé à l'événement. Des élèves-
par groupes de 4 personnes- ont visité trois organisations différentes pour
apprendre plus sur les activités relatives aux déchets et à l'environnement
dirigées par ces organisations. Les résultats obtenus ont constitué un plus
pour un projet orienté vers les établissements scolaires et chaque groupe d'élèves
était chargé de présenter ces résultats dans sa classe. Au total, 48 élèves
ont visité WASTE. Ils ont reçu des
instructions sur le concept de salubrité écologique et particulièrement sur
l'utilisation du "papier hygiénique" au sein des groupes. Ce
"papier hygiénique" constitue une alternative "riche"
assurant la salubrité, il demeure non connecté au système de drainage(d'égout)
conventionnel et utilise une quantité minimale d'eau. Un système d'exécution
de tâches, basé sur un jeu de rôles de 30 minutes et pouvant être appliqué
dans un pays du sud, a été conçu à l'intention des groupes. L'exercice
portait sur l'évaluation de l'utilisation du papier hygiénique sous différents
aspects (économiques, techniques, légaux, environnementaux, sociaux et
culturels) et selon les points de vue de plusieurs acteurs.
L'exercice a abouti à des résultats concluants
dans l'application de cette alternative non- conventionnelle. Le matériel
utilisé pour l'exercice peut être adapté à d'autres groupes cibles.
Les publications d'UWEP sont de plus en plus
disponibles par voie électronique à travers le site web de WASTE : www.waste.nl
Un effort conjoint de l'université d'Amsterdam et de WASTE a abouti à l'élaboration du Document de travail 14, à l'établissement d'alliances dans la gestion du cadre de vie urbain, à une analyse de processus relatifs aux indicateurs et la contribution à un développement durable dans la gestion des déchets solides urbains. Cet effort combine l'expertise du programme de recherche d'UVA (Université d'Amsterdam) et d'un système de gestion des déchets solides urbains. Stelios Grafakos a fait une analyse comparée des alliances et des relations existant entre les acteurs dans la gestion des déchets solides urbains dans plusieurs localités. Les alliances entre ces acteurs sont d'une importance vitale pour la bonne marche du système de gestion des déchets.
Les résultats des recherches d'UWEP en provenance
de Manizales et de Medellin (Colombie), de Hanoï (Vietnam) de Manilles, de
Queron city et de Puesto Princesa (Philippines) furent combinés avec des résultats
de recherche relatifs à des cas étudiés par l'université d'Amsterdam. Des
alliances furent répertoriées, des objectifs visant des alliances durables
furent développés de concert avec des indicateurs pour mesurer cette durabilité.
Par ailleurs, ces objectifs furent établis par
rapport à différents niveaux dans la gestion des déchets: le niveau stratégique/
législatif, organisationnel, technique et
la performance. Une copie dure peut être commandée chez WASTE (à 20
Euro) et un fichier acrobat peut être téléchargé à partir
de son site Internet.
Les
principaux éléments du système de la gestion des déchets dans les deux (2)
secteurs de Banconi sont :
La génération, la séparation et le conditionnement
Les
déchets solides des différents ménages vivant dans une même concession sont
La
collecte, le transfert et le transport
La
collecte est assurée par les GIE (Groupement d'Intérêt Économique) et les
charretiers. L'usage des poubelles n'est pas généralisé à cause du coût élevé
de cet équipement (6 000F CFA). Les cinq GIE équipés par le projet avec un
mini tracteur chacun assurent le transport des ordures des concessions vers la décharge
provisoire de Doumanzana (un quartier voisin distant jusqu'à 4km de certains
points de collecte du Banconi).
Les
charretiers eux déversaient les ordures sur les berges du marigot Farakoni. Une
large sensibilisation a été faite pour inviter les populations à s'abonner
aux services des GIE. Cela éviterait aux charretiers de déverser les ordures
sur les berges du marigot ou dans les lits des cours d'eau sous peine d'être
sanctionnés par les services techniques compétents de la Mairie. Il existe
beaucoup d'activités spontanées des jeunes pour assainir leur environnement
immédiat. Des actions de salubrité collective sont aussi de temps en temps
organisées avec l'appui de la Mairie et de la voirie municipale (DSUVA). Les
GIE encouragent eux aussi ces initiatives de la population en collectant grâcieusement
les déchets déposés à des points de collecte précis.
Le
traitement et la décharge
Les
familles pratiquant la céréaliculture le maraîchage ou possédant un verger,
font acheminer les ordures biodégradables dans leurs exploitations pour la
fertilisation des sols. Cette pratique est néanmoins entravée par les
difficultés inhérentes au transport.
Les
tentatives de compostage à but lucratif menées par des particuliers (dont les
GIE), n'ont pas pour le moment
abouti à cause :
du coût d'investissement
de l'accès potentiel aux
ordures brutes
du coût prohibitif du produit fini (difficultés d'écoulement du
compost).
La
non séparation des déchets organiques à la source constitue une entrave sérieuse
à la qualité des fertilisants organiques obtenus par les céréaliculteurs et
les maraîchers.
Réutilisation/recyclage/récupération
A
l'exception des restes d'aliments et des piles usées, les autres types
d'ordures sont triés à domicile par les femmes et/ou les enfants ou dans les dépôts
de transit par les charretiers et les recycleurs. Les piles usées sont généralement
abandonnées dans les ordures ménagères.
Les plastiques réutilisables sont triés et vendus
auprès des vendeurs de charbon. Le manque de poubelles semble être le facteur
qui entrave le plus le bon conditionnement des déchets.
L'intégralité du présent article est disponible
sur le site web du CEK-Kala Saba.
Mme
Ariane Diawara s/c
Cabinet
d'Etudes Kéïta-Kala Saba
BP.
9014 Bamako (MALI)
Tél.
: +223/220-94-12
Fax :
+223/220-94-13
Email
: cek@afribone.net.ml
Site web : www.cek.com.ml